CA du 13 mars 2026 : la route est longue mais la voie est libre
Compte financier 2025 : l'austérité porte ses fruits amers
L'équipe de la direction financière a présenté le compte financier 2025, c'est-à-dire le résultat consolidé de l'exercice budgétaire de l'année 2025, en présence du commissaire aux comptes.
Notre analyse en résumé : Les élu·es Résistons retiennent globalement qu'il y a un infléchissement de la dégradation de la situation budgétaire et financière de l'université, mais que la situation générale reste la même : étudier, accueillir des lecteurs et lectrices à la bibliothèque, faire fonctionner les services et composantes, enseigner, faire de la recherche, …, tout cela est de plus en plus empêché parce que diminuent tendanciellement les ressources allouées sur le budget de l'État (essentiellement via la subvention pour charge de service public), sans que nous puissions réduire plus encore les dépenses, incluant en plus des charges induites par les décisions gouvernementales (CAS pension, GVT, micro hausse du point d'indice, …) mais non compensées par le gouvernement.
Plus précisément, à Paris 8, l'exercice budgétaire 2025 s'est clos avec un solde budgétaire légèrement positif (338 792 €) : les variations des dépenses par rapport aux anticipations (retards d’exécution, dépenses exceptionnelles) ont supposé des aménagements et ont été in fine compensées par des variations de ressources.
Sous un angle comptable (en intégrant notamment tout ce qui est relatif aux amortissements), la situation est moins favorable mais reste encourageante selon la présidence. Le compte de résultat (c'est-à-dire le différentiel entre produits et charges) est négatif (-1.43 million d'euros) mais il est moins négatif que prévu (dans le budget initial et le budget rectificatif) et moins négatif que les années précédentes (-3,22 M€ en 2022, -4,18 M€ en 2023, -4,03 M€ en 2024). Autrement dit, l'université rétablit sa situation plus rapidement qu'il ne l'était envisagé dans le Plan de retour à l'équilibre financier (le PREF) de septembre 2024. Les comptes de résultats prévus dans le PREF, avec l'abondement auquel s'était engagé l'État, étaient en effet de -2,383 M€ en 2024, -1,844 M€ en 2025, -0,694 M€ en 2026 et + 1,867 M€ en 2027.
L'université retrouve en tout cas une "capacité d'autofinancement" (mécanisme permettant de transférer des recettes de fonctionnement non consommées vers des dépenses d'investissement ou le fond de roulement) très légèrement positive (après trois années dans le rouge), bien qu'elle "demeure insuffisante pour assurer une soutenabilité financière pérenne de l’établissement" (Compte financier – 2025, Rapport annexé à la délibération et aux tableaux budgétaires, p. 5).
Voici en conséquence l'évolution des trois "ratios" fixés par le décret 2024-1108 du 2 décembre de 2024 permettant d'évaluer la "soutenabilité" des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel :
- le niveau final du fonds de roulement (qui, règlementairement, devrait équivaloir à 15 jours de fonctionnement) est à 11,11 jours fin 2025 contre 11,07 fin 2024, donc sous le seuil ;
- le niveau final de trésorerie (qui devrait être supérieur à 30 jours de crédits de paiement hors investissement) est à 56 jours fin 2025 contre 60,66 fin 2024, donc au-dessus du seuil;
- la masse salariale (qui devrait ne pas dépasser 85% des recettes réelles de fonctionnement) s'établit pour 2025 à 86,58% contre 87,96% en 2024, donc au-dessus du plafond.
Compte tenu des contraintes gouvernementales, et au prisme des indicateurs imposés : la situation s'améliore mais insuffisamment.
Si l'on rentre dans le détail du compte financier de l'université, l'exercice budgétaire 2025 fait apparaître des dépenses effectives ("crédits de paiement") à hauteur de 176 051 526 € dont : 82,73% ont été affectés aux rémunérations des personnels (enseignant·es, bibliothécaires, ingénieur·es, administratif·ves, technicien·nes...), 12,04% aux dépenses de fonctionnement hors masse salariale (énergie, marché de nettoyage, gardiennage et sûreté...), et 5,23% - ce qui est vraiment très peu - aux dépenses d'investissement. La croissance des dépenses en personnels (+3,17%) est surtout due au financement du CAS (Compte d’Affectation Spécial) pensions, du GVT (glissement vieillesse technicité) et de l'augmentation des effectifs (+51 équivalent temps plein, soit +3%), sachant qu'il y a un effet "noria" : les personnels sortants ont des rémunérations plus élevées que les personnels entrants (plus jeunes, donc avec des rémunérations plus faibles). Les recettes se sont élevées à 176 390 318 €, dont 80,7% correspondent à la subvention pour charge de service public (SCSP) et plus largement 91,06% sont des financements publics (SCSP mais aussi subvention pour charge d'investissement, fiscalité affectée,...). La SCSP croit marginalement (+3,9%), essentiellement du fait d'un financement "surprise" arrivé en toute fin d'année. Ne pas se réjouir, la SCSP est indiquée à la baisse pour 2026 ! La pré-notification du ministère indiquait notamment qu'on ne pouvait pas compter sur la partie "SCSP fléchée" "avec action spécifique" (partie qui s'ajoute à la SCSP de base visant au financement des activités courantes de formation et de recherche), "dédiée à des projets spécifiques ou des priorités définies, comme le développement de formations, le renforcement de la recherche ou l'amélioration de la vie étudiante" (Compte financier – 2025, Rapport annexé à la délibération et aux tableaux budgétaires, p. 6). Ce qui pousse notre université à rogner sur toutes les dépenses, à dépendre de plus en plus des financements sur contrats de recherche (français avec l'ANR, européens avec l'ERC).
Le commissaire aux comptes atteste de la qualité du travail des services financiers de l'université. Et nous constatons toutes et tous la mission impossible à laquelle nous soumettent les gouvernements successifs.
Vote sur le projet de délibération : 23 pour et 6 abstentions.
HCERES et « discussion prospective »
Le rapport HCERES sur l'entité Paris 8, bien problématique, commence ainsi : « Héritière du Centre universitaire expérimental de Vincennes, créé dans le cadre de la loi Faure après les événements de mai 1968, l’Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis se trouve aujourd’hui, aux yeux du comité, dans une situation paradoxale […] : d’un côté, Paris 8 a fondé sa politique dans le domaine de la formation et de la recherche sur l’esprit d’expérimentation, de création et de libertés qui lui a été insufflé à l’origine […]; d’un autre côté […] le revers de toute expérimentation est la dissémination progressive [… ce qui] soulève une question délicate dans le cas de Paris 8, puisqu’elle touche à son projet et à son identité mêmes : comment rester pionnière ».
On pourrait être tenté de souscrire à ce constat, qui a l’air de reposer sur le bon sens. Cependant, il faut se rappeler que, d’habitude, il est reproché à Paris 8 d’être (trop) expérimentale, ce qui cache une forme de ressentiment : comment, de quel droit, une « fac de banlieue » ne ferme-t-elle pas sa gueule, se limitant à faire de l’enseignement pour des étudiants de milieux défavorisés ; comment est-il possible qu’une fac de banlieue ait eu hier des Deleuze, des Foucault, des Rancière et aujourd'hui des EUR, que "l'indice d'impact" de ses publications (c'est-à-dire le nombre de fois où elles sont citées), "par rapport à la moyenne annuelle des publications, [soit] assez élevé" ? Dans le présent rapport, on semble admettre le caractère expérimental de Paris 8, mais c’est pour lui reprocher … de ne pas l’être assez ou du moins d’avoir du mal à le rester !
Ce renversement – où une chose positive est présentée comme ayant des conséquences négatives, sous couvert de bon sens – est caractéristique de la stratégie de l’HCERES. Celles et ceux qui font ces rapports ne peuvent pas se permettre des attaques trop frontales, ils et elles sont bien obligé·es de reconnaître qu’on travaille. Leur stratégie consiste donc à trouver le point à discussion et d’en vicier la perspective. Car, certainement, il n’est pas facile, de nos jours, de continuer à être expérimental ! Mais non pas pour les raisons invoquées par le comité, mais parce qu’on manque de budget, parce qu’on nous impose de nous soumettre à la logique productiviste, parce qu’on nous enferme dans le territoire, et pour de nombreuses autres raisons, bien réelles, quant à elles !
Cette première entrée si caractéristique des rapports HCERES sert le plus souvent un but : pousser l’université à aller notamment dans une direction managériale. Nous pourrions passer des heures à décortiquer ce rapport en ce sens. Un seul exemple : relevons l’utilisation plus qu’abondante du mot « pilotage ». Petit florilège :
- « L’établissement souffre d’un grand manque d’outils de pilotage qui, loin de s’opposer à la conduite éclairée du processus d’expérimentation, semblent au contraire lui être nécessaires, qu’il s’agisse d’en suivre l’avancement, d’en évaluer les effets, d’en corriger les défauts, ou d’en élargir le champ d’application ».
- Il faut, « en matière de pilotage, renforcer en priorité la fiabilité de ses outils de suivi et d’évaluation afin de construire une démarche qualité globale, qui engage plus efficacement l’université dans la voie de l’amélioration continue».
- « La mesure de l’impact des actions de communication demeure floue. Elle s’appuie en effet sur l’utilisation d’un dispositif peu performant […] La nécessité de disposer d’un dispositif de pilotage pertinent dans ce domaine est manifeste ».
- « Une dégradation brutale de la situation financière, aggravée par un manque d’outils de pilotage. Paris 8 ne pourra pas inverser sa trajectoire financière sans amélioration de sa prévision budgétaire annuelle et pluriannuelle. Si le comité a pu constater les progrès faits par l’université en ce sens […], la culture du pilotage de la performance doit encore être développée au sein de Paris 8, comme le reconnaît d’ailleurs cette dernière ».
- « Le comité encourage donc l’université dans son intention de créer une direction du pilotage, positionnée à haut niveau stratégique, dont la mission serait, en synergie avec des relais identifiés au sein des directions opérationnelles, et en relation étroite avec la direction des systèmes d’information et du numérique, de construire des outils de pilotage capables d’éclairer les choix stratégiques de la gouvernance et d’en mesurer l’impact ».
Tout ce discours inepte pourrait sans peine alimenter un atelier sur la LDB (langue de bois) digne de l'ancien étudiant de Paris 8 Franck Lepage.
Le débat qui a suivi la lecture de ce rapport a porté sur l’image de Paris 8 (le rapport évoque « l’image parfois brouillée et caricaturée de Paris 8, réduite à un établissement de proximité en proie à des troubles constants de l’ordre public ») et comment y répondre. Mais, assez vite, la présidence est entrée dans ce qu’elle avait nommée dans l’ordre du jour une « discussion prospective ». "Nous sommes stigmatisés pour notre passé expérimental, très bien, assumons", nous dit Arnaud Laimé, continuant : la question est "comment le rester ; plus précisément, comment rester méthodiquement expérimental ?" Il explique que l’université a été atomisée le long de son histoire : trop d’unités organiques, d'unités de recherche, d’écoles doctorales, etc. Aussi, évoquant le fait qu’il nous faut bientôt signer le nouveau contrat et sans employer le mot pilotage, mais s’inscrivant finalement dans cette perspective, il développe une vision d’une université qui serait plus "lisible". Elle serait basée sur quatre axes : les créations artistiques et technologiques, les transformations politiques, le care et les transitions (du bois…).
Sur ce point, l’intersyndicale voudrait mettre en garde notre direction. Certes, on comprend le besoin de prendre en compte le rapport HCERES et bien sûr de faire le nécessaire pour signer le nouveau contrat. On comprend également le besoin de rendre le travail de notre université plus lisible. Mais il ne faut certainement pas ajouter une nouvelle "couche" : la bureaucratisation et la managérialisation sont déjà bien poussées et elles étouffent tant la recherche que l’enseignement. Ce qu’il faut, ce n’est pas astreindre le personnel et les étudiant·es à de nouvelles formes de surveillance et à une nouvelle langue de bois, mais tout simplement leur faciliter le travail et les aider à le visibiliser !
Outils collaboratifs : la route est longue mais la voie est libre
La direction des services informatiques et numériques de notre université fait le constat, partagé par l'essentiel des membres de notre communauté, que nos outils numériques sont en quelques sortes vétustes et en tout cas insuffisants.
Lors de la séance du 27 juin 2025 du CA, la DSIN était déjà venue présenter des pistes d'évolutions possibles. Depuis, une enquête a été réalisée auprès des usagers pour recenser les besoins, et il en ressort deux points principaux : le besoin de stockage (pour l'instant, on n'a pas du tout de "drive"), et le fait que la communauté est assez divisée sur l'idée de privilégier une solution commerciale. Cela a donné naissance à deux nouveaux scénarios (en fait trois, en ajoutant celui du statu quo, mais que personne ne prenait vraiment au sérieux) affinés en fonction des résultats de l'enquête.
Les deux scénarios véritablement en compétition consistent tous les deux en un passage en mode SaaS (Software as a Service, ce qu'on appelle parfois du "cloud"), c'est-à-dire à une externalisation des outils collaboratifs faute d'avoir les capacités (tant en main d'œuvre qu'en termes de moyens matériels et financiers) d'augmenter significativement le niveau de service en interne.
- Le premier scénario est celui intitulé "souverain" : on passe par un prestataire français pour faire héberger des logiciels libres : du Zimbra moderne, NextCloud, et BBB (+ Visio) en mode cloud sur des serveurs qui tiennent la charge et dont la maintenance (sécurité, mises à jour, qualité de service) est gérée par le prestataire.
- Le second scénario est celui intitulé "intégré" et consiste à passer l'ensemble de nos données sur la suite Google Workspace.
Ce second scénario serait un peu moins coûteux, mais comme vos élu·es Résistons le soulignaient déjà le 27 juin dernier, ces tarifs attractifs sont parfois des leurres, comme on l'a vu avec le prix de la licence Zoom qui a très rapidement triplé. Ce scénario pose par ailleurs de sérieuses questions de souveraineté et de sécurité de nos données qu'il n'est plus du tout possible de prendre à la légère depuis la prise de pouvoir de Trump et depuis que l'ensemble des patrons des Big Tech ont décidé de prêter allégeance à son gouvernement fasciste, d'autant plus qu'en vertu du Cloud Act les lois françaises et européennes ne sont plus en mesures de nous protéger correctement.
Si tout le monde semble conscient du danger politique que représente le second scénario, la discussion a tout de même duré quelque temps car c'est le scénario qui, en termes de facilité d'utilisation, et donc d'adhésion des usager·es, l'emporterait théoriquement.
Au terme de ce débat, auquel vos élu·es Résistons ont largement pris part, autant pour informer et éclairer sur les enjeux aux côtés des collègues DSIN que pour exprimer leurs préférences en faveur du logiciels libres et contre les Big Tech, la décision a été prise sans appel par un vote unanime en faveur du scénario dit "souverain".
Critères d’attribution de la C3 du RIPEC
La direction de l’université soumet un document lequel, se basant sur le code de l’éducation (qui « reconnaît l’investissement pédagogique et la qualité de l’activité scientifique » et accorde une prime pour une durée de trois ans sur la base d’une évaluation des quatre années précédentes d’exercice) : a) fixe la répartition des primes avec 30% distribuées au titre de l’investissement pédagogique, 30% pour l’activité scientifique, 20% pour la vie collective, 20% pour des « autres missions » et avec au plus 50% des primes distribuées au titre d’une même mission ; b) fixe le montant annuel à 4000 euros (exceptions : les primes accordées automatiquement avec les délégations IUF sont supérieures car directement attribuées par le ministère) ; c) en précisant : « Le CAC restreint veille, dans toute la mesure du possible, à une répartition des bénéficiaires entre les femmes et les hommes et entre les différents corps. Il peut aussi tendre vers un juste équilibre entre les disciplines et au sein des différents grades au sein des corps ». 55 primes C3 du RIPEC ont été accordées l’année dernière.
Lors du débat, il est précisé que l’évaluation est effectuée par trois acteurs : le CNU, un évaluateur externe (dont le nom est suggéré par les comités consultatifs) et un membre du CAC restreint. L’évaluation attribue une note sur la base de sept critères décrits dans le code de l’évaluation, qui portent sur l’investissement dans : la formation initiale et continue ; la recherche ; l’orientation et insertion professionnelle ; la diffusion de la culture humaniste ; la participation à la construction de l’espace européen de la recherche ; la coopération internationale ; toute autre mission. L'intersyndicale interroge sur ces critères ainsi que sur le cumul des primes, notamment entre les composantes C2 et C3 du RIPEC (une partie importante du financement est pré-fléchée).
Le texte est voté à l’unanimité.
Vite dit, bien dit
Pôle universitaire d’innovation. Est présenté par le chargé de mission Valorisation de la recherche le projet de rejoindre le Pôle universitaire d’innovation (PUI) « Cy Transfer » mené par Cergy Paris Université, qui comprend 4 membres fondateurs ainsi que plus de 54 acteurs de l’innovation, l'un des rares PUI en SHS. L’enjeu est de "monter en compétence" pour accompagner nos laboratoires sur les questions de valorisation. Vote : 22 pour et 4 abstentions.
Projet en réponse à l’appel France 2030 « Pôles territoriaux d’industries culturelles et créatives ». Ce projet (Quartier Pleyel) porte sur la création d’un « pôle d’immersion culturelle ». Extrêmement ambitieux, il a tout à la fois un volet formation (où Paris 8 devrait mettre en place entre autres des DU « Designer XR » et « Médiateur culture numérique »), un volet recherche et innovation sociale, un volet innovation numérique, un volet transition écologique, un volet entrepreneuriat culture. Si le projet vise à obtenir des sous, Paris 8 doit cependant faciliter « l'accès à ses équipements pédagogiques et scientifiques (plateaux techniques, matériel de recherche, outils numériques de la Chaire) ». Et on imagine aussi le temps que certains de nos enseignant·es-chercheur·es devront y consacrer. Par ailleurs, le projet est en partenariat avec Plaine commune, mais également avec des institutions privées telle que la fondation Art Explora, qui occupe le devant de la scène culturelle en se légitimant auprès des acteurs culturels avec des partenariats de ce type, faisant ensuite des affaires dans son coin. Vote : 15 pour ; 7 contre ; 4 abstentions.
Charte ALIA pour la préservation et la promotion de la liberté académique. Demandée à de multiples reprises par Résistons, la charte est enfin mise à l’ordre du jour ! Présentée par la chargée des missions des libertés académiques, la charte pose comme principes fondamentaux, entre autres, que « la liberté académique est au fondement de la vie universitaire et de son fonctionnement » ; ou comme conditions d’exercice de cette liberté, elle déclare, entre autres, que « la recherche suppose le libre choix des thématiques et objets de recherche qui doivent bénéficier principalement d’un financement récurrent ». Vote : adoptée à l’unanimité.
Statuts du Comité Liberté académique. L’intersyndicale se demande si ce comité sera utile, étant donné qu’on a tout à Paris 8 pour défendre les libertés académiques (collègues engagés et/ou dont c'est l'objet de recherche, syndicats des personnels, syndicats étudiants…). Elle interroge aussi sa composition : la moitié de ses membres sont désignés, elle ne comprend qu’un·e étudiant·e (doctorant·e). La présidence propose d’y rajouter le VP étudiant. Vote : 19 pour et 4 abstentions.
Nouveaux tarifs des prestations sociales. Une amélioration des montants et des critères pour permettre à davantage d'agents d'en bénéficier. Vote : adopté à l’unanimité.
Résistons avait mis à l'ordre du jour les questions suivantes :
- Lettre ouverte à la communauté universitaire sur l’IUT de Tremblay. Les syndicats CGT, FSU et Sud, dans un courrier collectif adressé à l’ensemble de la communauté ainsi qu’à notre président, rappellent la situation catastrophique de l’IUT de Tremblay et le fait que plusieurs députés ont saisi le rectorat et le ministère à ce sujet – cette situation a souvent été évoquée au CA également.
- Sur les contrôles des entrées de l’université. L’intersyndicale a reçu plusieurs plaintes de collègues dont on refuse l’entrée ou avec qui les vigiles n’ont pas toujours un comportement correct.
- Question sur l'ouverture partielle au public de la BU le 10 mars, pour un événement de la semaine des langues, alors que les conditions d'ouverture n'étaient pas remplies, en raison du mouvement de grève nationale.
- Lettre ouverte pour inviter le personnel externalisé à la fête des personnels. Cela a été accueilli favorablement par la présidence qui s'y est engagé.
Vos élu·es CA,
Résistons !