Résistons ! L'intersyndicale de lutte de Paris 8

Mise au point sur les compte rendus de Résistons

En tant qu’élu·es de l’intersyndicale de lutte, nous avons été interpelé·es dans les conseils au sujet des éléments de compte rendus que nous envoyons depuis trois mois que notre mandat a commencé.

Notre première réaction est la surprise : il n’y a pas de quoi s’étonner que des élu·es rendent compte à leurs électeurs et électrices de leur activité dans les conseils, de ce qu’ils et elles y défendent ou critiquent. C’est d’autant plus nécessaire quand plusieurs listes étaient en présence comme c’est le cas à Paris 8. Et pour les syndicats, représenter et défendre les intérêts des personnels est la raison même de leur existence, cela constituerait une entrave au droit syndical que de restreindre ce pouvoir d’expression.

Mais nous ne comprenons pas pourquoi, trois mois après les élections, toutes les listes ayant obtenu des représentants n’ont pas, à ce jour, de moyen d’information de l’ensemble de la communauté universitaire, par le canal des [allP8]. C’est une situation illogique. RPPL devrait avoir une telle possibilité, de même que « Choisir Paris 8 », ce qui clarifierait la position depuis laquelle parlent certains élus. De même, les listes BIATSS et étudiant·es ayant obtenu des élus devraient bénéficier de tels moyens de communication. Il en va de même pour les élu·es à l’UPL des différentes listes, qui devraient pouvoir rendre compte à la communauté de Paris 8 de leur activité. Nous en faisions déjà la demande, par un [allp8], le 27 avril dernier.

Un point de l’échange porte sur l’intitulé des messages. Si, de leur côté, les instances doivent produire des procès-verbaux ou un relevé de décisions officiels, instituant le résultat des décisions et restituant l’intégralité des débats d’un conseil (Conseils centraux, ou CT ou CHSCT), il appartient à qui veut de faire un « compte rendu », au sens propre de « rendre des comptes » aux électeurs et électrices. Ne polémiquons pas stérilement, mais redisons le droit une bonne fois pour toutes : les compte rendus produits par les élu·es des syndicats ne sont ni le verbatim ni le relevé officiel des décisions, mais un point de vue intersyndical rendant compte des éléments les plus saillants du point de vue syndical.

Un autre point porte sur la question des noms évoqués. Il est bien entendu hors de question que les noms des dossiers traités dans les instances soient rendus publics. Mais en quoi est-il gênant que soient données à connaître le fait que des missions officielles sont confiées à des personnes au titre de l’université et qui doivent en rendre compte, ou que des personnes sont élues à telle ou telle fonction ?

C’est ce souci de transparence, de mise en circulation des informations essentielles, qui ne l’étaient souvent que trop tard dans le mandat précédent, qui a motivé nos candidatures. C’est dans ce sens que nous poursuivrons, en précisant, pour nous focaliser sur les vraies questions, qu’il s’agira de « Compte rendus de l’intersyndicale de lutte “Résistons !” sur la séance de… ».

Résistons !

Remerciements

La liste « Résistons ! Intersyndicale de lutte de Paris 8 » remercie les membres de la communauté universitaire qui lui ont apporté leurs suffrages.

L'élection de trois réprésentant·es enseignant·es-chercheur·es et une BIATOSS au Conseil d’administration, d'une représentante BIATOSS à la Commission de la formation et de la vie universitaire, ainsi que de cinq représentant·es enseignant·es et chercheur·es à la Commission recherche, inscrit avec force l’engagement d’une liste clairement syndicale, ce qui n'était pas arrivé depuis des décennies dans notre université.

C'est pour défendre les droits de l’ensemble des travailleur·es et des usager·es que la CGT FERC Sup, le SNESup FSU et SUD Éducation, ainsi que les candidat·es non syndiqué·es de la liste, resteront mobilisés, bien au-delà des élections.

Dans un contexte d'attaques ministérielles incessantes contre l'université publique, nos élu·es, comme ils et elles s'y sont engagé·es dans la campagne, vous informeront sur ce qui se passe dans les conseils ; en cohésion avec les syndiqué·es aux CT et CHSCT, ils et elles défendront les conditions de travail des personnels, lutteront contre les atteintes à la santé, les injustices et les discriminations de tous ordres.

Ils et elles défendront également le droit des jeunes de toutes les origines à poursuivre des études dans de bonnes conditions et l'indépendance de la recherche publique, ce qui passe dans les deux cas par la défense et la revalorisation du statut de fonctionnaire comme par la lutte contre la précarité sous toutes les formes qu’elle sait prendre dans l’enseignement supérieur.

Quelle que soit la future majorité en place à l'Université, ce sont ces principes que nous défendrons.

Nous tenons également à féliciter les élu·es de la liste Solidarité Étudiante, arrivée en tête dans les trois conseils.

Vos élu·es au CA : Alexander Neumann (PR) ; Claudette Lafaye (MCF) ; Pablo Rauzy (MCF) ; Valérie Dubois (BIATOSS).

Votre élue à la CFVU : Lorine BALIKCI (BIATOSS).

Vos élu·es à la CR : Stéphane Bonnéry (PR), Nathalie Lemarchand (PR), Lorenzo Barrault (CR), Raphaëlle Doyon (MCF), Léonore Zylberberg (PRAG).

Déclaration : Résistons ! Intersyndicale de lutte

Nous, personnel·les de Paris 8, avons enfin l'occasion de décider de la direction que doit prendre notre Université, lors des élections aux conseils centraux des 9, 10, et 11 février 2021. Après les grandes grèves de l’hiver 2019–2020, après le confinement imposé, et face à la contre-réforme universitaire maintenue obstinément, c’est l'occasion de prendre position.

Nous, les candidat-es des listes « Résistons ! L'intersyndicale de lutte de Paris 8 » (CGT FERC Sup, SNESup-FSU, SUD Éducation) proposons de faire bloc, de créer un bouclier collectif et une protection face à toutes les attaques, pressions et insinuations des ministères et tutelles. Allons afficher notre solidarité éclatante, entre jeunes et moins jeunes, femmes et hommes, travailleur·es de l'ESR et étudiant·es, BIATOSS, enseignant·es et chercheur·es, contre les projets et mesures qui déstabilisent nos conditions de travail et de vie, qui poussent à la précarisation, la privatisation, la gestion froide de la pénurie.

Notre résistance peut créer une perspective nouvelle. Ensemble, nous voulons porter un avenir de l'Université où la protection sociale prime sur la débrouille individuelle, où le sens commun prime sur le management comptable, et le service public s'affranchit du privé.

Les 9, 10, et 11 février, votons et agissons pour la recherche publique, pour une université égalitaire et ouverte, des formes de travail décentes et coopératives, pour une véritable Université Monde.

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Résistons !