Plateforme commune de la liste Résistons ! — Élections 2025
Notre liste se concentre sur la défense des intérêts de l'ensemble de la communauté universitaire. Nous ne visons pas à briguer la présidence, mais à garantir une représentation équilibrée et des décisions justes dans les conseils centraux, tout en assurant une transparence démocratiquement indispensable.
Au delà de leur profession de foi, vos futur·es élu·es Résistons ! Intersyndicale de lutte s'engagent sur les points suivants :
Défendre la démocratie et la collégialité de nos instances
Nous défendrons un mode de gouvernement de l’université répondant prioritairement aux principes d’égalité, de collégialité et de transparence. Ainsi, au Conseil d'administration (CA), à la Commission de la formation et de la vie universitaire (CFVU), à la Commission recherche (CR), et au Conseil académique (CAc, qui rassemble la CFVU et la CR), nos élu·es lutteront pour que :
- Les Conseils ne soient pas la chambre d'enregistrement de décisions ministérielles dont les présidences d'universités se retrouvent toujours, de fait, les courroies de transmission.
- Les positions et décisions prises dans les Conseils soient claires et rendues publiques.
- La gestion des ressources financières fasse l’objet d’une information large permettant des décisions légitimes et pertinentes (budgets et bilan sociaux largement publicisés, modalités d’attribution des primes connues de tou·tes).
- Les critères des campagnes d'emplois soient débattus et transparents et que les décisions tiennent compte de celles prises les années passées autant que des besoins actuels des formations.
- Les postes de vice-président·es et de chargé·es de mission soient limités en nombre et attribués sur des critères de compétences, à rebours de toute logique de cooptation.
- Le CA comporte 6 sièges de BIATOSS comme la loi le permet, et non 4 comme les présidences passées et actuelle de Paris 8 l'ont imposé.
- Les appels à candidatures aux diverses commissions (conseil de discipline, comité d'éthique, etc.) soient davantage publicisés pour susciter des candidatures ouvertes.
- Les votes et avis du Comité social d'administration (CSA) et de sa Formation Spécialisée en matière de Santé, de Sécurité et de Conditions de Travail (F3SCT) soient suivis par le CA, et que le CSA soit donc considéré comme un Conseil décisionnaire au même titre que les autres.
- Tous les syndicats étudiants aient un accès à une liste de diffusion étudiante sur le modèle des listes INFO- des syndicats des personnels.
Nous continuerons à défendre envers et contre tout cet idéal de transparence au service de tou·tes les collègues. Il s'agit pour nous d'une condition indispensable au fonctionnement démocratique de nos instances décisionnelles. Cette démocratie est à son tour nécessaire pour assurer la défense de nos conditions de travail et d'étude, et d'assurer ce faisant la qualité de nos missions de service public d'enseignement et de recherche.
Défendre nos conditions de travail, d’emploi, de vie et d’étude
Nous défendrons un principe général de dignité et d’intégrité de tou·tes les membres de la communauté universitaire de Paris 8. Nous lutterons à ce titre :
- Contre tous les cas de dysfonctionnement au travail, de comportements s'apparentant à du harcèlement moral et/ou sexuel et de discrimination, afin de protéger les personnels des atteintes individuelles et collectives à la santé physique et mentale.
- Pour une politique, déterminée et volontariste, prioritaire, de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, pour que les victimes — étudiant·es ou membres du personnel — soient écoutées, accompagnées, défendues et protégées et que les personnes responsables des violences soient sanctionnées.
- Pour un véritable service de médecine du travail et de médecine étudiante.
- Pour une politique volontariste de résolution des nombreux problèmes de locaux : insuffisance du nombre de salles de cours, vétusté et défauts de construction qui peuvent aller à l'encontre de la sécurité des personnels et usager·es, etc.
- Pour une amélioration de la prise en charge du handicap (accessibilité physique des différents espaces de l’université, prise en charge facilitée par les services dédiés, etc.).
- Contre la précarité des étudiant·es et pour leur accueil égalitaire dans l’université. En particulier, pour que les droits d'inscription des étudiant·es extra-communautaires demeurent identiques à ceux des étudiant·es de l'Union Européenne.
- Pour que l’université s'engage à appuyer et accompagner tou·tes les étudiant·es étranger·es dans leur démarche jusqu'à l'obtention de titres de séjours.
- Contre la précarisation des personnels : pour la titularisation des contractuel·les, contre les pratiques abusives ou illégales dont sont victimes contractuel·les et vacataires (retards de paiement notamment). Pour que les grilles de salaires ne soient pas systématiquement les plus basses au recrutement, pour que les grades et salaires évoluent avec les missions effectives, pour une compensation des missions complémentaires (référent·e handicap, VSS, responsabilité adjointe de service, etc.) comparable pour les BIATOSS et les enseignant·es-chercheur·euses (primes, décharges, etc.).
- Pour un accompagnement de la mobilité professionnelle des personnels.
- Pour une véritable information sur les droits sociaux.
- Pour que cesse la sous-traitance des personnels de nettoyage, de gardiennage et de sécurité et que ces derniers soient réintégrés dans le personnel Paris 8.
- Pour l’établissement d'un plan pluriannuel de rénovation écologique des locaux ; avec des visites contractuelles entre les services et les représentants du CSA-F3SCT tous les six mois impliquant une hiérarchisation des priorités et assurant le suivi des travaux programmés ; pour des marchés publics intégrant effectivement le choix de la sobriété écologique.
Nous réaffirmons notre opposition résolue à la loi sur l'autonomie des universités et à la LPR, dont les effets dévastateurs sur le service public d'enseignement supérieur et de recherche sont la précarisation accrue, la financiarisation des missions universitaires et les inégalités croissantes entre établissements. Nous nous engageons à lutter pied à pied contre leur application locale et leurs conséquences. Nous défendrons également l'augmentation des salaires pour tous les personnels et nous nous opposerons au remplacement systématique des augmentations salariales par des primes.
Défendre nos missions de service public d'enseignement et de recherche
Nous défendons ici que les acteur·ices de l'Université puisse travailler sans être asservis à des logiques exogènes, managériales, oppressives et dévitalisantes. Nous lutterons :
- Pour défendre les libertés académiques, comme nous l'avons fait au cours du mandat 2021-2025, et avec une vigilance toute particulière dans le contexte actuel de montée de l’extrême-droite, en France et dans le monde.
- Pour un accueil exemplaire des chercheurs·euses et doctorant·es du programme Pause (qui vise à protéger et accueillir des scientifiques et des artistes contraints à l'exil) : moyens dédiés, accompagnement dans les démarches, y compris la recherche de logements.
- Contre la bureaucratisation et son accumulation de procédures chronophages, certifications, rapports, d'évaluations, schémas directeurs et plateformes numériques dysfonctionnelles.
- Contre la mise en concurrence des enseignant·es-chercheur·euses qui se généralise de plus en plus.
- Contre la « modulation de service » des enseignant·es-chercheur·euses c'est-à-dire la hausse ou la diminution du service des EC en fonction de critères arbitraires et discutables de « productivité ».
- Contre la hiérarchisation des enseignant·es et des chercheur·euses et pour l'égalité de traitement entre les MCF et les PR, entre les enseignant·es-chercheur·es et les PRCE, PRAG, MAST et PAST et autres enseignant·es-contractuel·les.
- Pour une répartition équitable des ressources (crédits de recherche, délégations, charges et décharges, etc.) entre les collectifs de recherche et d'enseignement : nous lutterons notamment contre la politique destructrice de l'« excellence », en particulier contre les « CNRS key Labs » qui consiste à concentrer les moyens du CNRS sur 25% des UMR ; contre la généralisation de la logique de financement sur appels à projets à l'échelle de l'université.
- Pour que nos formations cessent d'être colonisées par des contenus extra-disciplinaires imposés et sous-traités à des organismes extérieurs faute de budget suffisant (EC « Lire et écrire le monde », EC Transition).
- Pour soumettre au débat la disparition de la mention de Vincennes dans notre charte graphique, qui emporte avec elle la référence au Centre expérimental qui a vu naître notre université et les particularités qui font son identité.
Nous restons viscéralement attaché·es aux missions de service public de l'enseignement supérieur et de la recherche et nous continuerons à porter haut ce combat. Nous nous engageons donc à lutter contre la logique ministérielle imposant aux composantes et aux équipes de recherche des comptes d'apothicaires qui produisent la précarisation de nos métiers.
